lundi 26 décembre 2011

Drake est-il trop soft ?


Drake fait-il du rap pour les fillettes ? C'est le débat qui fait rage depuis la sortie du deuxième album du canadien, Take Care. Pas assez de rage, de textes engagés, trop de chant...Une partie du public se lasserait-elle du rap chanté de M. 'Disque de platine' (ses deux premiers albums se sont écoulés à plus d'un million d'exemplaires) ?

Drake a mis une sacrée claque au rap mondial. Habitué au rap dur comme Young Jeezy, au rap symphonique de Kanye West ou au swagg de T.I., le public a appris à apprécier le côté sentimental du Hip Hop. Chantés ou rappés, les textes du Young Money Man mettent tout le monde d'accord, en témoigne sa victoire au Songwriters Hall of Fame en 2011. Faut-il forcément parler d'armes, de drogue et de sexe pour faire un bon rappeur ? Tel est le coeur du débat.

Le protégé de Lil' Wayne n'a pas grandi dans le ghetto au milieu de la dope. Le Hip Hop étant dans une période de recherche de la vérité et de la sincérité, de nombreux artistes se sont déjà cassé la gueule où ont failli se la casser - Rick Ross si tu nous écoute - en s'inventant une vie. Drake fait parti des amoureux de la plume et son côté lisse, comme disent les américains, a trouvé son public (effectivement très féminin). Il ne faut pas oublier - pour ceux qui le connaissent que depuis Thank Me Later - que Drizzy n'a jamais retourné sa veste et changé de style. Le flow, la voix et la plume sont toujours les même depuis So Far Gone ou Comeback Season.

Comme dirait l'autre, "si t'aimes pas t'écoute pas et puis c'est tout". C'est cette diversité qui fait avancer le rap en tant que musique et mouvement et soyons donc heureux d'avoir Rick Ross, Drake, Weezy, Andre 3000, Waka Flocka, Mac Miller ou Tyler The Creator.

mardi 16 août 2011

Pusha T enrôle Kanye West et Young Jeezy pour 'Amen'


Pusha T est reconnu comme un excellent rappeur et tout le monde a les yeux rivés sur lui dès qu'un projet est en cours d'élaboration. Cela fait maintenant deux mois que la tracklist de son EP Fear Of God: Let Us Pray (sortie prévue le 23 août) est connue et un son était très attendu. Il s'agit de la collaboration entre la moitié de Clipse, Kanye West et Young Jeezy sur Amen. Une track sombre sur laquelle Pusha nous emmène dans son univers avec un flow toujours aussi travaillé.

Fear Of God: Let Us Pray reprend quelques sons de la mixtape Fear Of God ainsi que quelques inédits. Il y a quelques invités de marque comme Diddy, Pharrell ou Fifty.

1. Changing Of The Guards (Feat. Diddy)
2. Amen (Feat. Kanye West & Young Jeezy)
3. Trouble On My Mind (Feat. Tyler, The Creator)
4. What Dreams Are Made Of
5. O There It Is
6. Feeling Myself (Feat. Kevin Cossom)
7. Raid (Feat. 50 Cent & Pharrell)
8. My God
9. I Still Wanna (Feat. Rick Ross & Ab Liva)

Game : ‘Martians Vs Goblins’ (Feat. Lil Wayne & Tyler, The Creator) & ‘Good Girls Go Bad’ (Feat. Drake)


Game a réussi le pari de retourner une situation très mal engagée. Après quelques titres peu convaincants, le rappeur de Compton a relevé la barre notamment grâce à son Red Nation en featuring avec Lil' Wayne. Weezy apparait d'ailleurs sur l'un des deux nouveaux extraits du R.E.D. Album, prévu pour le 23 Août. Il s'agit de Martians Vs Goblins aux côtés de Tyler, The Creator, le leader d'Odd Future. Un son bien space comme ce dernier sait faire qui contraste avec le doux Good Girls Go Bad, produit par Cool & Dre, en collaboration avec Drake. Une track qui rappelle les beats de Kanye West sur The College Dropout ou Late Registration.

Martians Vs Goblins :

Good Girls Go Bad :

jeudi 4 août 2011

Enquête | La percée des rappeurs blancs dans le Hip Hop (2011 | Rhymes.fr)



Eminem, à jamais numéro un


1999 : le paysage du Hip Hop se retrouve bouleversé par un phénomène paranormal. Un rappeur blanc, originaire de Detroit et ne payant pas de mine écoule des millions d’exemplaires de son album (9 millions à ce jour). Il s’agit bien évidemment d’Eminem qui n’a cessé de battre les records de ventes et de glaner des récompenses dont 13 Grammy Awards. Jusqu'à aujourd'hui, Slim Shady a su se faire une place parmi les gros vendeurs de l’époque (Nas, Jay-Z …) et a même réussi à se fondre dans la masse californienne via le Up In Smoke Tour aux côtés de son mentor Dre, Snoop, Nate Dogg, Ice Cube et autres Xzibit. Em' est devenu une référence du Hip Hop international et contrairement à la mode actuelle, qui consiste à sortir le maximum de tracks ou de clips, il prend son temps pour sortir l'album de référence comme Recovery (2010) écoulé à plus de 5,7 millions d'exemplaires dans le monde. Son succès a permis à certains rappeurs blancs de sortir de l'anonymat avec plus ou moins de réussite (Bubba Sparxxx si tu nous écoute...) mais les règles du jeu ont changé à partir de 2010.

La relève prend position

Depuis l'avènement d'Eminem, quelques jeunes rappeurs ont su se forger une réputation et se créer leur propre univers. Dans un monde du Hip Hip dans lequel les "minorités" ont beaucoup de difficultés à 'simposer, certains MC font figure de valeurs sûres tandis que d'autres peuvent rêver du titre de Rookie de l'année.

Le premier d'entre eux, Asher Roth (25 ans), s'est fait connaître par son tube I Love College extrait de son premier album Asleep in the Bread Aisle sorti en 2009. Un succès qui lui a permis de faire une tournée nationale aux côtés de B.o.B & KiD CuDi ainsi que Blink-182. Rapidement comparé à Eminem, "à cause" de sa couleur de peau, le natif de Pennsylvanie est un grand bosseur et possède beaucoup de technique, mic en main. Son second opus, The Spaghetti Tree , est très attendu par le public, surtout depuis qu'Asher Roth a été vu en studio avec Pharrell, Game et Swizz Beatz.

Qui dit Eminem dit Shady Records...et Yelawolf fait parti de ces artistes qui ont eu la chance de signer sur le label de leur modèle. Michael Wayne Atha commence à se faire un nom dans le rap US. Le natif de Gadsden (en Alabama) s'est surtout fait connaître grâce à son apparition sur Mixin' Up The Medecine de Juelz Santana et plus récemment sur le morceau Let's Go de Travis Barker, aux côtés des "Lamborghini flow" que sont Busta Rhymes et Twista. Et dire qu'il aurait dû devenir skateur professionnel (de nombreuses blessures ont mis un terme à ses rêves)...C'est une histoire comme les américains savent le faire et le Cherokee peut désormais rêver d'une belle carrière. De toute façon, il a déjà Eminem dans la poche : «Yo, this dude's serious ! » (en d'autres mots : « C'est du lourd ! »).

Enfin, un petit dernier risque de faire très mal au Hip Hop. Mac Miller (19 ans) est un véritable phénomène sur le net. Signé chez Rostrum, le jeune MC de Pittsburgh ("Black & Yellow, Black & Yellow, Black & Yellow, Black & Yellow...") a mis tout le monde d'accord avec sa mixtape K.I.D.S. mise en avant avec les tracks Knock Knock et Nikes On My Feet (30 millions de vues sur Youtube). Mac Miller ne s'arrête pas en si bon chemin puisque le clip Donald Trump, tiré de la tape Best Day Ever, a été vu plus d'un million de fois en une semaine. C'est du lourd pour un artiste qui n'a pas encore sorti d'album mais qui a sur se forger un univers proche de celui des débuts de Lupe Fiasco ou Pharrell, mélangeant sneakers et skate. Un grand talent dans un petit corps.

Le visage du Hip Hop a changé - évolué - et le côté bling bling tebd à disparaître au profit d'un rap plus technique et musical ce qui permet aux minorités de se faire une place de plus en plus importante. Au delà de la couleur de peau, Asher Roth, Yelawolf & Mac Miller ont apporté quelque chose de neuf au même titre que B.o.B, Wiz Khalifa ou Drake.

samedi 23 juillet 2011

Enquête | Miami, nouvelle plaque tournante du rap US (2010 | Rhymes.fr)


Miami, Floride…La côte Est des Etats-Unis n’a jamais autant attiré de touristes et d'artistes. David Guetta, Les Experts, Lebron James ou Booba ont déjà succombé au charme de la 'Magic City'. Le Hip Hop tire également son épingle du jeu puisque le scène locale est désormais une valeur sûre et les artistes inondent les ondes de leurs multiples tubes.

Rick Ross et DJ Khaled en fers de lance

Le grand public a fait connaissance avec le rap ‘made in Miami’ en 2006 avec le tube planétaire et désormais classique Hustlin’ extrait de Port Of Miami de Rick Ross (187 000 exemplaires vendus en une semaine). Le monde découvre alors un artiste charismatique et imposant qui va changer le destin de la ville. Son association avec DJ Khaled va permettre à la scène floridienne de sortir de son anonymat. La recette est simple : le DJ le plus côté de Miami s'entoure des artistes du moment comme Lil' Wayne, T.I., Akon ou plus récemment Drake, Snoop Dogg ou Nas, et sort des albums dont il ne produit aucun son (pas mal !) et le résultat est au delà de ses prévisions avec des 'hot tracks' comme We Takin' Over, I'm So Hood ou Go Hard.

Flo-Rida, Brisco et le reste de la meute

L'unité est le maître-mot de Rick Ross et Khaled qui profitent de leur notoriété pour aider les artistes locaux. Ainsi, le Boss de Miami dévoile au public les rappeurs du label local, Poe Boy comme Flo-Rida (que tout le monde connait), Brisco, Billy Blue (co-signé chez Timbaland et Akon) ou son groupe Triple C's. DJ Khaled n'est pas en reste puisqu'il monte son propre label We The Best Music et signe le rappeur Ace Hood qui a déjà à deux albums bien accueillis par la critique.

Côté producteurs, 'M.I. Yayo' possède également de l'artillerie lourde avec Cool & Dre ou encore The Runners aka Andrew « Dru Brett" Harr et Jermaine "Mayne Zayne" Jackson. Ces derniers sont plein de talent et ont déjà produit des tracks pour Chris Brown, Fat Joe, Juelz Santana, Lil' Wayne ou Rick Ross (Huslin'), pour ne citer qu'eux.

Miami a su profiter du manque de relève de la West Coast pour s'affirmer et imposer un nouveau style. Dorénavant considéré comme une valeur sûre du Hip Hop au même titre que le scène new-yorkaise ou Dirty South, la Floride veut durer et la relève est déjà prête avec Brisco (dont on attend toujours le premier album), Ball Greezy ou Git Fresh, boys band R&B actuellement signé chez Def Jam. Comme dirait DJ Khaled : 'Miami...WE THE BEST' !

mercredi 20 juillet 2011

Enquête | Hip Hop et NBA : L'un ne va pas sans l'autre (2010 | Rhymes.fr)


Les rapports entre le championnat nord-américain de basket-ball et le Hip Hop sont très étroits. En effet, le développement de la NBA coïncide avec l’explosion de l’art musical.

Dès le début des années 90, la présence du Hip Hop se fait ressentir sur les parquets. Le « Fab Five » de l’université de Michigan, avec dans ces rangs un certain Chris Webber, sont à l’origine de l’arrivée du style urbain dans le sport. Le 5 majeur arborait fièrement leurs larges shorts descendant jusqu’aux genoux et rappelant les baggys des rappeurs.

Les rapports entre la NBA et le Hip Hop ne se limitent pas seulement au style vestimentaire. Ainsi, Ron Artest, passionné par le rap, se lance dans le rap en sortant l’album My World sorti via son label Tru Warier en 2006.

Plus récemment, Lebron James, pour la bande originale du documentaire More Than A game, a fait appel aux rappeurs du moment comme Drake, Kanye West ou encore Lil’ Wayne. Ces derniers, fans de la star des Cavs, n’ont pas pu refuser cette opportunité.

Enfin, les liens entre le mouvement musical et la ligue américaine sont également économiques. Jay-Z est actionnaire de la franchise des Nets de New Jersey. L’artiste, originaire de Brooklyn, est fan de la NBA et son rêve de voir une franchise dans le quartier de son enfance va se réaliser. L’ancienne équipe de Vince Carter devrait emménager dans le quartier de New-York en 2011.

Le phénomène n’est pas prêt de s’estomper car de plus en plus de joueurs professionnels sont issus des quartiers défavorisés des Etats-Unis. Dans ces milieux, le Hip Hop et le basket-ball y tiennent une place prépondérante.

Découverte | Teaser du label Ooryon Records



Monter un label n'est pas une mince affaire mais le faire perdurer est encore plus difficile. C'est la mission que se donne beaucoup de personnes depuis maintenant quelques années et certains projets méritent d'être mis en avant. C'est le cas du label nouvelle génération Ooryon Records made in Noisy le Grand (Seine Saint Denis).

Fondé par David Lellouche à la fin de l'année 2009, le label espère devenir l'un des acteurs phares de la capitale. Le projet se repose sur des fondations très solides puisque David, accompagné de son associé Luxone, ont pris le temps de sonder et étudier le marché et le monde de la musique avant de se lancer dans cette aventure. Après avoir signé l'artiste local Spinal, Ooryon Records compte désormais deux nouveaux artistes, Shell10 et Stan, originaires de Villiers-sur-Marne et Drancy.

Maintenant que l'équipe est formée, le crew est prêt à se jeter dans l'arène et de nombreux projets sont en cours pour donner suite à la digitape de Spinal sorti fin 2010. La tape, disponible ici, contient 11 titres qui méritent le détour.

Rien de mieux qu'un teaser pour se mettre dans l'ambiance et découvrir les artistes et le studio. D'autres vidéos sont disponibles sur Youtube (tapez Ooryon Records dans le champ de recherche).

Adresse : 211-213 Avenue Paul et Camille Thomoux - 93330 Neuilly Sur Marne
Contact : contact@studiomadfella.fr
Site web : www.studiomadfella.fr