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jeudi 4 août 2011

Enquête | La percée des rappeurs blancs dans le Hip Hop (2011 | Rhymes.fr)



Eminem, à jamais numéro un


1999 : le paysage du Hip Hop se retrouve bouleversé par un phénomène paranormal. Un rappeur blanc, originaire de Detroit et ne payant pas de mine écoule des millions d’exemplaires de son album (9 millions à ce jour). Il s’agit bien évidemment d’Eminem qui n’a cessé de battre les records de ventes et de glaner des récompenses dont 13 Grammy Awards. Jusqu'à aujourd'hui, Slim Shady a su se faire une place parmi les gros vendeurs de l’époque (Nas, Jay-Z …) et a même réussi à se fondre dans la masse californienne via le Up In Smoke Tour aux côtés de son mentor Dre, Snoop, Nate Dogg, Ice Cube et autres Xzibit. Em' est devenu une référence du Hip Hop international et contrairement à la mode actuelle, qui consiste à sortir le maximum de tracks ou de clips, il prend son temps pour sortir l'album de référence comme Recovery (2010) écoulé à plus de 5,7 millions d'exemplaires dans le monde. Son succès a permis à certains rappeurs blancs de sortir de l'anonymat avec plus ou moins de réussite (Bubba Sparxxx si tu nous écoute...) mais les règles du jeu ont changé à partir de 2010.

La relève prend position

Depuis l'avènement d'Eminem, quelques jeunes rappeurs ont su se forger une réputation et se créer leur propre univers. Dans un monde du Hip Hip dans lequel les "minorités" ont beaucoup de difficultés à 'simposer, certains MC font figure de valeurs sûres tandis que d'autres peuvent rêver du titre de Rookie de l'année.

Le premier d'entre eux, Asher Roth (25 ans), s'est fait connaître par son tube I Love College extrait de son premier album Asleep in the Bread Aisle sorti en 2009. Un succès qui lui a permis de faire une tournée nationale aux côtés de B.o.B & KiD CuDi ainsi que Blink-182. Rapidement comparé à Eminem, "à cause" de sa couleur de peau, le natif de Pennsylvanie est un grand bosseur et possède beaucoup de technique, mic en main. Son second opus, The Spaghetti Tree , est très attendu par le public, surtout depuis qu'Asher Roth a été vu en studio avec Pharrell, Game et Swizz Beatz.

Qui dit Eminem dit Shady Records...et Yelawolf fait parti de ces artistes qui ont eu la chance de signer sur le label de leur modèle. Michael Wayne Atha commence à se faire un nom dans le rap US. Le natif de Gadsden (en Alabama) s'est surtout fait connaître grâce à son apparition sur Mixin' Up The Medecine de Juelz Santana et plus récemment sur le morceau Let's Go de Travis Barker, aux côtés des "Lamborghini flow" que sont Busta Rhymes et Twista. Et dire qu'il aurait dû devenir skateur professionnel (de nombreuses blessures ont mis un terme à ses rêves)...C'est une histoire comme les américains savent le faire et le Cherokee peut désormais rêver d'une belle carrière. De toute façon, il a déjà Eminem dans la poche : «Yo, this dude's serious ! » (en d'autres mots : « C'est du lourd ! »).

Enfin, un petit dernier risque de faire très mal au Hip Hop. Mac Miller (19 ans) est un véritable phénomène sur le net. Signé chez Rostrum, le jeune MC de Pittsburgh ("Black & Yellow, Black & Yellow, Black & Yellow, Black & Yellow...") a mis tout le monde d'accord avec sa mixtape K.I.D.S. mise en avant avec les tracks Knock Knock et Nikes On My Feet (30 millions de vues sur Youtube). Mac Miller ne s'arrête pas en si bon chemin puisque le clip Donald Trump, tiré de la tape Best Day Ever, a été vu plus d'un million de fois en une semaine. C'est du lourd pour un artiste qui n'a pas encore sorti d'album mais qui a sur se forger un univers proche de celui des débuts de Lupe Fiasco ou Pharrell, mélangeant sneakers et skate. Un grand talent dans un petit corps.

Le visage du Hip Hop a changé - évolué - et le côté bling bling tebd à disparaître au profit d'un rap plus technique et musical ce qui permet aux minorités de se faire une place de plus en plus importante. Au delà de la couleur de peau, Asher Roth, Yelawolf & Mac Miller ont apporté quelque chose de neuf au même titre que B.o.B, Wiz Khalifa ou Drake.

samedi 23 juillet 2011

Enquête | Miami, nouvelle plaque tournante du rap US (2010 | Rhymes.fr)


Miami, Floride…La côte Est des Etats-Unis n’a jamais autant attiré de touristes et d'artistes. David Guetta, Les Experts, Lebron James ou Booba ont déjà succombé au charme de la 'Magic City'. Le Hip Hop tire également son épingle du jeu puisque le scène locale est désormais une valeur sûre et les artistes inondent les ondes de leurs multiples tubes.

Rick Ross et DJ Khaled en fers de lance

Le grand public a fait connaissance avec le rap ‘made in Miami’ en 2006 avec le tube planétaire et désormais classique Hustlin’ extrait de Port Of Miami de Rick Ross (187 000 exemplaires vendus en une semaine). Le monde découvre alors un artiste charismatique et imposant qui va changer le destin de la ville. Son association avec DJ Khaled va permettre à la scène floridienne de sortir de son anonymat. La recette est simple : le DJ le plus côté de Miami s'entoure des artistes du moment comme Lil' Wayne, T.I., Akon ou plus récemment Drake, Snoop Dogg ou Nas, et sort des albums dont il ne produit aucun son (pas mal !) et le résultat est au delà de ses prévisions avec des 'hot tracks' comme We Takin' Over, I'm So Hood ou Go Hard.

Flo-Rida, Brisco et le reste de la meute

L'unité est le maître-mot de Rick Ross et Khaled qui profitent de leur notoriété pour aider les artistes locaux. Ainsi, le Boss de Miami dévoile au public les rappeurs du label local, Poe Boy comme Flo-Rida (que tout le monde connait), Brisco, Billy Blue (co-signé chez Timbaland et Akon) ou son groupe Triple C's. DJ Khaled n'est pas en reste puisqu'il monte son propre label We The Best Music et signe le rappeur Ace Hood qui a déjà à deux albums bien accueillis par la critique.

Côté producteurs, 'M.I. Yayo' possède également de l'artillerie lourde avec Cool & Dre ou encore The Runners aka Andrew « Dru Brett" Harr et Jermaine "Mayne Zayne" Jackson. Ces derniers sont plein de talent et ont déjà produit des tracks pour Chris Brown, Fat Joe, Juelz Santana, Lil' Wayne ou Rick Ross (Huslin'), pour ne citer qu'eux.

Miami a su profiter du manque de relève de la West Coast pour s'affirmer et imposer un nouveau style. Dorénavant considéré comme une valeur sûre du Hip Hop au même titre que le scène new-yorkaise ou Dirty South, la Floride veut durer et la relève est déjà prête avec Brisco (dont on attend toujours le premier album), Ball Greezy ou Git Fresh, boys band R&B actuellement signé chez Def Jam. Comme dirait DJ Khaled : 'Miami...WE THE BEST' !

mercredi 20 juillet 2011

Enquête | Hip Hop et NBA : L'un ne va pas sans l'autre (2010 | Rhymes.fr)


Les rapports entre le championnat nord-américain de basket-ball et le Hip Hop sont très étroits. En effet, le développement de la NBA coïncide avec l’explosion de l’art musical.

Dès le début des années 90, la présence du Hip Hop se fait ressentir sur les parquets. Le « Fab Five » de l’université de Michigan, avec dans ces rangs un certain Chris Webber, sont à l’origine de l’arrivée du style urbain dans le sport. Le 5 majeur arborait fièrement leurs larges shorts descendant jusqu’aux genoux et rappelant les baggys des rappeurs.

Les rapports entre la NBA et le Hip Hop ne se limitent pas seulement au style vestimentaire. Ainsi, Ron Artest, passionné par le rap, se lance dans le rap en sortant l’album My World sorti via son label Tru Warier en 2006.

Plus récemment, Lebron James, pour la bande originale du documentaire More Than A game, a fait appel aux rappeurs du moment comme Drake, Kanye West ou encore Lil’ Wayne. Ces derniers, fans de la star des Cavs, n’ont pas pu refuser cette opportunité.

Enfin, les liens entre le mouvement musical et la ligue américaine sont également économiques. Jay-Z est actionnaire de la franchise des Nets de New Jersey. L’artiste, originaire de Brooklyn, est fan de la NBA et son rêve de voir une franchise dans le quartier de son enfance va se réaliser. L’ancienne équipe de Vince Carter devrait emménager dans le quartier de New-York en 2011.

Le phénomène n’est pas prêt de s’estomper car de plus en plus de joueurs professionnels sont issus des quartiers défavorisés des Etats-Unis. Dans ces milieux, le Hip Hop et le basket-ball y tiennent une place prépondérante.